Les prix littéraires français et étrangers 2014 disponibles en bibliothèque

PRIX FEMINA - ROMAN
« Bain de lune » de Yanick Lahens
Après un terrible ouragan en Haïti, un pêcheur découvre, échouée sur une plage, le corps martyrisé d'une une jeune fille. Malgré son état, sa voix s'élève pour raconter l'histoire de ses ancêtres sur cette terre déshéritée et sacrifiée.
Roman familial relatant l'histoire de plusieurs générations de paysans haïtiens, les Lafleur qui s'opposent aux puissants Messidor. Les Dieux Vaudou sont partout, implorés par des paysans prêts à tout pour se maintenir la tête hors de l'eau.
Yannick Lahens qui vit à Haïti nous fait découvrir et partager l'histoire et la culture de son pays. Les mot puissants et magiques, donnent à ce roman un souffle épique de toute beauté. Un hommage à ce peuple haïtien qui jamais ne cesse de se battre pour reconquérir identité et dignité.

PRIX FEMINA ÉTRANGER - ROMAN
« Ce qui reste de nos vies » de Zeruya Shalev
Hemda Horovitz vit sans doute ses derniers jours, mais l'image de ce lac, près du kibboutz où elle est née, s'impose encore avec force à sa conscience. Les souvenirs plus douloureux de sa longue vie se glissent eux-aussi dans sa mémoire : son père trop exigeant, un mariage sans amour, puis cette difficulté à aimer équitablement ses deux enfants, Avner et Dina. Ces deux derniers lui rendent visite à l'hôpital de Jérusalem. Avner, le fils adoré, y rencontre une femme venue dire au revoir à son mari mourant et entame une étrange relation avec elle. Quant à Dina, la fille mal aimée, elle ne sait comment gérer l'éloignement de sa propre fille pour qui elle a sacrifié sa carrière. Débordée par le besoin de donner cet amour à quelqu'un, elle se met en tête d'adopter, envers et contre tous. Zeruya Shalev sait parler comme personne des relations mystérieuses qui se tissent entre parents et enfants. Dans une langue puissante, elle évoque la colère, le ressentiment, la frustration et la peur qui construisent les familles autant que l'amour et le bonheur d'être ensemble. Envoûtant ! (Résumé du 4e de couverture) 

PRIX FEMINA - ESSAI
« Et dans l'éternité je ne m'ennuierai pas » de Paul Veyne
Souvenirs d'une traversée du siècle, promenade dans l'Antiquité, réflexions profondes et anecdotes savoureuses, souvent émouvantes, récits d'expériences personnelles parfois douloureuses émaillent ce beau livre qui est comme l'aboutissement d'une vie hors norme.
Paul Veyne, le grand historien de Rome qui a bousculé tant d'idées reçues, s'y montre tour à tour facétieux, grave, indifférent à l'opinion d'autrui.
Avide de culture et de poésie, détaché du monde académique, il préfère à la société des hommes la contemplation des nuages.
(Résumé du 4e de couverture)

PRIX GONCOURT
« Pas pleurer » de Lydie Salvayre
Deux voix entrelacées.
Celle, révoltée, de Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les Nationaux avec la bénédiction de l’Église contre "les mauvais pauvres".
Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et "mauvaise pauvre", qui a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours enchantés de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne, des jours qui comptèrent parmi les plus intenses de sa vie. 

Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent et qui font apparaître l’art romanesque de Lydie Salvayre dans toute sa force, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, porté par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée. (Résumé du 4e de couverture)

PRIX GONCOURT DES LYCÉENS & PRIX RENAUDOT
« Charlotte » David Foenkinos
Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant: "C'est toute ma vie." Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche. (Résumé du 4e de couverture)

PRIX MÉDICIS ETRANGER
« Lily Brette » de Lola Bensky
Le roman très autobiographique de l'Australienne Lily Brett, "Lola Bensky", est tout à la fois l'émouvant portrait d'une fille de rescapés de la Shoah et un hommage aux rockers des années 60 et 70 dont elle a partagé l'ascension vers la gloire."Lola Bensky" raconte l'histoire captivante et drôle d'une jeune journaliste de rock, Lola, un peu naïve. Quand elle n'interviewe pas Mick Jagger ou Jimi Hendrix, elle pense au prochain régime alimentaire qu'elle va suivre. Une sorte de Bridget Jones années 60, branchée sur guitare électrique.
Mais, sur une note beaucoup plus grave, "Lola Bensky" parle aussi du destin de cette jeune femme, fille de rescapés de la Shoah, qui se bat contre ses fantômes avec humour, tendresse et générosité.
AFP. Le Point [en ligne], 4 novembre 2014 [consulté le 29 novembre 2014]. Disponible sur :http://www.lepoint.fr/culture/medicis-etranger-lola-bensky-de-lily-brett-roman-tonique-entre-rock-et-survie-04-11-2014-1878672_3.php
 
PRIX PULITZER
« Le chardonneret » de Donna Tartt
Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu'il soit aujourd'hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d'hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu'est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D'où vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu'il transporte partout avec lui ?
À la fois roman d'initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l'Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Dona Tartt.
(Résumé du 4e de couverture) 
PRIX DU QUAI DES ORFÈVRES 2015
« Tromper la mort » de Maryse Rivière
L'intrigue raconte la traque d’un tueur en série érudit entre la France et l’Irlande. Traqué par les polices française et irlandaise, son spectre se fond dans les tourbières, se confond aux brumes, se morfond dans les pubs. Ombres et lumières des légendes celtiques, mystères de l'âme irlandaise, au cœur de l'action policière.

PRIX DU ROMAN FNAC
« Le Complexe d'Eden Bellwether » de Benjamin WOOD
Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme attire son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique… (Résumé du 4e de couverture)

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