Prix littéraires BELGES 2014 disponibles en bibliothèque

Prix Première décerné par la RTBF
« Ma mère » de Antoine Wauters
Dans un pays du Proche-Orient, un enfant et sa mère occupent une maison jaune juchée sur une colline. La guerre vient d’emporter le père. Mère et fils voudraient se blottir l’un contre l’autre, s’aimer et se le dire, mais tandis que l’une arpente la terrasse en ressassant ses souvenirs, l’autre, dans le grenier où elle a cru opportun de le cacher, se plonge dans des rêveries, des jeux et des divagations que lui permet seule la complicité amicale des mots.
Soudain la guerre reprend. Commence alors pour Jean une nouvelle vie, dans un pays d’Europe où une autre mère l’attend, Sophie, convaincue de trouver en lui l’être de lumière qu’elle pourra choyer et qui l’aidera, pense-t-elle, à vaincre en retour ses propres fantômes.
Ce texte, cruel et tendre à la fois, est avant tout le formidable cri d’un enfant qui, à l’étouffement et au renoncement qui le menacent, oppose une affirmation farouche et secrète de la vie. C’est ce dur apprentissage, fait d’intuition et de solitude, qui lui ouvrira plus tard des perspectives insoupçonnées. (Résumé du 4e de couverture)

Prix Saga Café du Premier Roman francophone (Liège) 
« L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes » de Karine Lambert
Les hommes sont omniprésents dans cet immeuble de femmes… dans leurs nostalgies, leurs blessures, leurs colères et leurs désirs enfouis. Cinq femmes d’âges et d’univers différents unies par un point commun fort : elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre… Jusqu’au jour où une nouvelle locataire vient bouleverser leur quotidien. Juliette est séduite par leur complicité, leur courage et leurs grains de folie. Mais elle, elle n’a pas du tout renoncé ! Et elle le clame haut et fort. Va-t-elle faire vaciller les belles certitudes de ses voisines ? Roman vif et tendre oscillant entre humour et gravité pour nous parler des difficultés d'aimer. (Résumé du 4e de couverture)

Prix littéraire Paris-Liège de l'Essai
Ce prix est organisé par la Ville de Liège, la Ville de Paris, l'Académie des Beaux-Art, l'Académie royale de Langue et de Littérature, et l'Université de Liège.
« Diderot, cul par dessus-tête » de Michel Delon
Son auteur, Michel Delon, est professeur à l'Université de La Sorbonne, à Paris, mais il a voulu écrire un livre accessible à tous. Dans une période où les fanatismes sont nombreux, Diderot a toute sa place, explique Michel Delon. "Rousseau, Diderot, Voltaire, sont des gens qui essayent de penser la vie en commun. Pendant un siècle, il y a eu des guerres de religion et pour sortir des guerres de religion, pour que les gens puissent à nouveau se parler, la base a été de faire confiance à la raison humaine. D’avoir, également, des institutions qui permettent à des protestants et à des catholiques, voire à des gens sans religion de vivre ensemble. Ce fut la base de l'État laïque. Je trouve qu'aujourd’hui, pas forcément en Europe mais dans le monde, on voit le résultat d’une absence de la raison. Je pense que c’est la première cause de l’intérêt qu’on peut avoir pour Diderot aujourd'hui".

PRIX VICTOR-ROSSEL décerné par le journal Le Soir 
« Blanès » de Hedwige Jeanmart
«Et si on allait à Blanès? C'était mon idée. Je l'avais lancée le samedi 10 mars vers onze heures du matin, après mes deux cafés, consciente de ce que je disais et aussi du fait que je le disais pour lui faire plaisir, sans soupçonner une seconde que cette phrase innocente serait celle qui me ferait chuter tout au fond du gouffre où je suis. Pourtant des phrases, j'en ai dit. J'ai trop dit je t'aime alors que je savais que cela le fatiguait, j'ai dit des choses intelligentes aussi, puis des conneries comme tout le monde. Mais je n'aurai pas survécu à cette phrase-là. Samuel a répondu pourquoi pas? Ça te dirait? J'ai dit oui ça me dirait, on n'est jamais allés à Blanès, ce n'est pas si loin, une heure en voiture depuis Barcelone, à peine plus. On s'est mis d'accord, on irait le lendemain. Le soir, on s'est couchés en chien de fusil dans des draps blancs comme un linceul, j'ai respiré son odeur du soir, un peu âcre, et senti la chaleur de sa cuisse sur laquelle j'avais posé la main. Je me suis endormie heureuse sûrement, sans doute, pourquoi pas? Je ne savais plus bien à présent, et le matin du dimanche 11 mars, en fin de matinée, nous avons pris chacun un livre et nous sommes partis pour Blanès.» (Résumé du 4e de couverture)


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